Mon plombier, ce forceur

Il y a des hommes qui vous découvrent apprêtée, maquillée, disponible. Et puis il y a ceux qui vous trouvent désirable quand vous ouvrez la porte à moitié endormie, les cheveux en bataille et clairement pas prête à séduire qui que ce soit.

PORTRAITS

Mina Cambrai

9/23/2026

Avec une amplitude horaire de 6h à 20h et des sorties nocturnes régulières, j’avais décidé de faire une sieste avant de reprendre le travail. Sieste qui fut écourtée par la visite du plombier, que j’avais totalement occultée.

Je me souviens lui avoir ouvert avec un pantalon de tailleur noir déboutonné et pas très réveillée. Peut-être même avec la trace de l’oreiller.

J’avoue ne pas l’avoir vraiment calculé. Je l’ai laissé faire son job, lui ai remis son chèque, dit au revoir, avant de retourner me reposer.

Je l’avais déjà oublié quand, quelques jours plus tard, il m’appelait depuis son numéro personnel. Il m’avoua avoir fouillé dans les dossiers de la secrétaire pour trouver mon numéro mais également mon lieu de travail, devant lequel il m’avait attendu une bonne demie-heure à la fermeture du déjeuner. Procédé quelque peu discutable et intrusif, il était visiblement très motivé à me revoir ! Mais dans l’immédiat, j’avais déjà prévu ma soirée avec une amie et n’étais pas disponible avant quelques jours.

Et par pur hasard, je le croise le soir même dans un fast-food. J’ai pu constater, cette fois parfaitement réveillée, qu’il était très à mon goût.

Deux jours après, alors que j’étais prête à dormir aux environs de 23h, il m’appelle et me propose qu’on se voie. J’accepte, pour le lendemain, avant de comprendre qu’il m’attendait en fait déjà en bas de chez moi.

Je descends donc en jogging qui me servait de pyjama, vraiment pas à mon avantage. Enfin, assez pour lui plaire puisque finalement nous avons fini chez lui.

Bien que les préliminaires ne semblaient pas vraiment son truc, il était assez bien équipé et les sensations étaient plus que plaisantes.

Nous nous sommes fréquentés quelques semaines, jusqu’à ce que lassée de son inconstance et de sa fatigue chronique liée à sa consommation de weed, je passe au suivant. Il avait d’ailleurs consacré une de ses chambres à sa culture personnelle.

Il avait fouillé des dossiers pour retrouver mon numéro, attendu devant mon travail et débarqué en bas de chez moi à 23 h.

Quelques semaines plus tard, c’est pourtant moi qui avais perdu l’envie de le chercher.

Beaucoup d’efforts pour entrer. Pas assez pour me donner envie de le garder.

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