
L’impolitesse relationnelle n’est pas une option
Je ne demande pas à être une priorité dans la vie d’un homme qui ne me promet rien. Mais quand quelqu’un laisse entrevoir une place, une envie ou un rendez-vous, le minimum reste de respecter le temps de l’autre.
RÉFLEXION ET MINOUTAGE
Mina Cambrai
8/25/2026


S’il y a bien une tendance qui se généralise et que je ne laisse plus passer, c’est l’impolitesse relationnelle.
À en devenir banal.
Laisser quelqu’un attendre, maintenir une possibilité sans la nourrir, ne pas prévenir quand un plan tombe. Ou encore disparaître puis revenir comme si le temps de l’autre n’avait aucune valeur. Et ça, je le refuse.
Alors non, je ne demande pas à être une priorité dans la vie d’un minou, mais un minimum d’attention. J’ai également une vie riche et bien remplie, donc s’il a des attentes envers moi, j’en ai également envers lui. La principale étant le respect.
Je ne demande pas que chaque homme devienne mari, golden minou ou même minou régulier. J’accepte très bien le one-shot, le léger, le purement charnel. Mais ce que je rejette, c’est le flou paresseux et l’inconstance présentés comme une norme moderne des rencontres.
J’accepte qu’un homme ne veuille pas me revoir. J’accepte qu’il change d’avis. J’accepte qu’un rendez-vous saute. Ça arrive également de mon côté, ça fait partie intégrante des préférences et priorités de chacun, et des aléas de la vie. Mais je préviens toujours. J’attends donc la même déférence de leur part.
Heureusement la plupart des hommes que j’ai côtoyés cette année ont été assez clairs dans leur communication et l’expression de leurs attentes, tout comme dans le respect de leurs engagements. Jusque dans le nombre d’orgasmes promis pour certains.
Mais ces derniers mois, deux m’ont fortement déçue.
Un sur lequel j’avais parié gros, il avait tout sur le papier pour être dans le haut du panier. L’intellect, le physique, la sensualité et une façon de vivre la sexualité qui m’excitait bien plus que les autres. Mais ses disparitions répétées et ses promesses de rendez-vous non honorés ont eu raison de ma patience. Je peux être compréhensive, mais jusqu’à un certain point. Des « envie de toi » à 1h du matin ou des reproches sur un date avec un autre quand on n’est pas capable d’assumer ce qu’on dit vouloir, ce ne sont pas des marques d’intérêt. Ce sont des tentatives de reprise de contrôle.
Nos choix ET nos actes définissent nos vies. Sans acte, les paroles n’ont aucune valeur.
Avec le second s’annonçaient des retrouvailles légères, un week-end qui approchait à grands pas. Il a visiblement « juste » oublié de me prévenir qu’il avait finalement décalé notre week-end de quatre mois alors qu’il ne donnait plus signe de vie depuis plusieurs semaines. Eh bien, dans ce cas, ce sera sans moi. Ce n’est pas parce que la communication, la connexion et le sexe étaient bons, que j’en deviens l’obligée de quelqu’un.
Deux cas pas si différents finalement avec deux hommes qui s’étonnent ensuite que je puisse également de mon côté manquer d’égards envers eux. Je ne réagis jamais de façon disproportionnée ni à chaud. Mais je ne suis pas femme à accepter les va-et-vient intéressés pour nourrir un ego ou relancer une libido.
On ne me doit pas une relation.
On ne me doit pas une place, une promesse, une exclusivité ou une suite.
On me doit seulement le minimum de considération correspondant à ce qu’on a soi-même laissé envisager.
Le désir ne donne pas le droit d’être négligent.
Et la liberté n’a jamais été une excuse pour manquer de respect.
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